Presentation à l'IHEST

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#1 Mon, 08/12/2014 - 13:44
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yann minh

Presentation à l'IHEST

BOnjour, 

 

ceci est une information discrète, mais non confidentielle. Discrète car non ouverte au public.

 

Je suis invité à l'IHEST par Etienne Armand Amato, à présenter mon Noomuseum dans second life et les open sims

http://www.ihest.fr/

Pour initier un public de cadres de l'état aux évolutions des NTIC dans le domaine de la formation...  (voir ci dessous le texte de présentation d'Etienne Armand Amato).

 

je ferai donc une escale de quelques minutes (si le réseau le permet) sur les sims FestivalSF et Noomuseum ce vendredi 12 entre 14h et 16h (je ne sais pas quand exactemet).

 

Je vais présenter au public d'une dizaine de personnes, le fonctionnement d'une sim, ou région sur SL et sur la francogrid. Ainsi que ma version Unity 3D du noomuseum.

Je vais voir si je peux aussi faire une démo via Oculus Rift, j'ai testé sur SL via ctrl alt studio viewer, et ça fonctionne, je ne sais pas si ça fonctionne sur les open sims.

 

Si vous passez par la, n'hésitez pas, cependant, afin qu'il n'y ait pas de frustrations, je préfère prévenir que mon intervention étant très courte (plusieurs intervenants) je ne pourrai sans doute pas m'attarder.

 

voici le texte d Etienne

 

Atelier Univers persistants en ligne

Animateur de l’atelier

Etienne Armand AMATO, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Est Marne-la-Vallée

Problématisation du sujet de l’atelier

Alors que toutes les terres habitables de notre planète semblent identifiées, ne serait-ce qu’avec les satellites, certains disent, avec l’anthropologue Georges Balandier1, que l’humanité poursuit sa soif de curiosité et de territoires en réalisant la conquête de « nouveaux Nouveaux mondes ». Il s’agit de ces étranges espace-temps réalistes et artificiels, que nous fabriquons et générons par des moyens informatiques et grâce aux réseaux de télécommunications mondiaux. Chaque jour, ils semblent s’étendre davantage, se démultiplier, alors que certains au contraire, périclitent. Et leur attractivité se laisse vite entrevoir : ils ressemblent en bien des points à de véritables contrées, avec une véritable flore et faune, des rythmes, une géographie, météorologie, et des cultures, factions, avec leur géopolitique, système économique, traditions et tensions.

Certes, nous avons tous entendu parler grâce aux médias classiques d’univers virtuels, de jeux vidéo en ligne sur abonnement ou d’espaces simulés où se promener sur des distances considérables en compagnie de dizaines, centaines ou milliers d’utilisateurs. Toutefois ici, la confusion avec le jeu vidéo au sens large retarde la compréhension d’une innovation tout à fait majeure, intervenue au fur et à mesure de l’interconnexion des ordinateurs et des réseaux.

Des termes spécialisés tentent d’en rendre compte. La contraction de « méta-univers » qui donne métavers, ou des acronymes comme MMOG ("Massively Multiplayer Online Games" pour jeux en ligne massivement multijoueurs) ou MMORPG (le RPG valant pour Role Playing Games, signifiant Jeux de rôle réglé). Or, c’est bien la notion de persistance qui a finalement remporté une large adhésion, dont témoigne l’expression de « mondes persistants ». Celle-ci spécifie le fait que de tels environnements évoluent en parallèle de notre réalité quotidienne, et qu’ils persistent au-delà de la simple connexion d’un seul utilisateur.

Vastes et nombreux, ces mondes reçoivent des flux d’habitants joués par des utilisateurs qui empruntent leur avatar, petite créature 2D ou 3D pilotables, pour y prendre corps et engager des interactions de tous ordres aux côtés d’autres protagonistes juste programmés. L’écran de l’ordinateur ressemble alors à un portail multi-dimensionnel donnant accès à un au-delà, un ailleurs où rencontrer d’autres semblables, pris dans la même condition technologique que celui qui s’y consacre.

Et s’il existe plusieurs milliers de mondes persistants, la notion de simple jeu vidéo ne parvient pas entièrement à en rendre compte. Ainsi, on se souvient peut-être du retentissement médiatique que Second Life avait causé autour des années 2005 et 2007, ou encore l’initiative du Deuxième monde, réplique de Paris, que lancèrent Cryo et Canal+. Une économie à part entière, des appartements et des lieux accessibles à tous, la promesse d’une pleine créativité préfiguraient la généralisation des contenus générés par les utilisateurs (UGC pour User-Generated Content). Plus troublant encore, cette vie secondaire dans un monde parallèle apparemment frivole promettait des activités plus sérieuses, comme y mener des études, faire du commerce, devenir designer, styliste ou artiste, spéculateur foncier ou propriétaire de lieux de loisir. Tout un pan de l’économie réelle s’y retrouvait sous une forme plus ou moins simplifiée, avec même une conversion possible de la monnaie virtuelle en espèces sonnantes et trébuchantes.

1 Balandier, Georges, Le grand dérangement, Paris : PUF, 2005.

 

Aujourd’hui, entre 10 et 20 ans après ces étapes historiques, qu’en est-il des leçons héritées de ces univers pas comme les autres ? Qui sait encore que Second Life existe toujours et se modernise encore, que World of Warcraft et 10 millions d’abonnés rentre dans la catégorie des mondes persistants, que plusieurs centaines de différents types sont dénombrables: univers pour enfants, villes ou mondes miroirs, espaces intergalactiques, ou que de nouveaux travailleurs du numérique les animent ? Que deviennent ces millions de migrants numériques qui s’efforcent au fil des jours et des nuits de nouer des rapports originaux ou au contraire stéréotypés dans ces territoires abstraits et pourtant tangibles ? Quelles perspectives ouvrent de tels dispositifs socio- techniques, qui ont été étudiés par des chercheurs en sciences humaines et sociales sous l’angle de la psychologie, de la sociologie, de l’éducation ou de la communication ? De nouvelles compétences ou appétences s’y forgent-elles ? Des formes politiques ou économiques innovantes ou rétrogrades s’y expérimentent-elles ? Dans des géographies parfois étranges ou au contraire réalistes, comment se synchronisent ces temporalités nouvelles à celles de notre planète, en fonction des fuseaux horaires, habitudes sociales ou individuelles ?

L’humanité a-t-elle fini par créer des milieux exotiques et exogènes en vue de s’évader et de s’abrutir, ou au contraire de développer de nouvelles facultés et points de vue ? Bien des controverses entourent les mondes persistants, qui interrogent aussi bien le rapport entre générations, entre cultures techniques ou nationales, visions utopiques ou cataclysmiques. Et s’ils interrogeaient directement à leur façon les relations complexes qui se tissent entre sciences, technologies et sociétés, toutes trois remises en scène et en actes par les puissances de l’interactivité et de la simulation ? Seul un examen attentif et un voyage au cœur des artefacts habitables, des matrices d'existences modélisées, permettra d’éclairer ces questions. 

 

Tue, 09/12/2014 - 00:19
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ssm2017 Binder
Admin

wao

salut

pour l'oculus, je peux faire fonctionner les deux types d'oculus (dk1 et 2) sous windows 8.1 avec ctrlaltstudio

oculus en mode ecran etendu non pas direct

faut juste activer les lumieres ameliorees et jouer du clavier pour deplacer sur le 2e ecran

il y a peut etre une personne qui a fait une version pour mac

cet été, Cherry Manga a visité le festivalsf avec un dk1 :)

Tue, 09/12/2014 - 00:41
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ssm2017 Binder
Admin

en meme temps...

si tu peux leur passer l'idee de l'importance de la neutralité des reseaux (materialisable par la charte d'independance du cyberespace) afin que les acteurs francais puissent avoir une place importante dans ces nouveaux mondes emergeants.

Tue, 09/12/2014 - 19:49 (Reply to #3)
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yann minh

tu veux parler de la

tu veux parler de la déclaration de John Perry Barlow ?

Tue, 09/12/2014 - 20:16 (Reply to #4)
Sun, 14/12/2014 - 09:01 (Reply to #5)
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ssm2017 Binder
Admin

oui je parlais bien de ce

oui je parlais bien de ce texte.

Tue, 16/12/2014 - 00:51
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yann minh

ça c'est super bien passé, le

ça c'est super bien passé, le public de 10 personnes, cadres de la fonction public dans différents domaines a été bluffé

 

Wed, 17/12/2014 - 18:38
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Praline B

Déclaration d'indépendance du cyber espace

Merci yann pour le partage du texte d'Amato, vraiment bien tourné, excellente ouverture d'un débat qui a du être passionnant avec ce nouveau public. 

Merci à ssm de rappeler la déclaration de Barlow 

extrait wikipedia :

"La Déclaration d'indépendance du cyberespace est un document rédigé le 8 février 1996 à Davos en Suisse par John Perry Barlow, un des fondateurs de l'Electronic Frontier Foundation. Il soutient l'idée qu'aucun gouvernement (ou qu'aucune autre forme de pouvoir) ne peut s'imposer et s'approprier Internet, alors en pleine extension. Il a été écrit en partie en réponse à l'adoption de la Loi sur les télécommunications de 1996 aux États-Unis."

Le lien de la traduction en français de cette déclaration si importante à se remémorer et à enrichir plus que jamais !

http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html

le tecte original de John Perry Barlow :

https://projects.eff.org/~barlow/Declaration-Final.html